Zidane-Ribéry, c'est la France qui gagne
La "furia rioja" voilà l'obstacle qui se présentait devant des Bleus sortis difficilement de sa poule et bien les Français avaient l'extincteur et ont su le faire fonctionner à merveilles.
Il faut dire que question motivation, les Espagnols nous avaient offerts de quoi en vouloir. La presse espagnole si confiante envers sa jeunesse en a oublié que l'Espagne n'a jamais rien fait en Coupe du Monde, chez eux ou ailleurs. Elle a surtout insisté comme beaucoup sur le coté vieillissant des Bleus et le jubilé de Zidane qu'avait prédit le journal Marca. Les joueurs avaient une foi inébranlable en eux après il est vrai un magnifique premier tour mais les adversaires étaient-ils costauds...la France ne leur faisait pas peur. Quant aux supporters, siffler l'hymne de l'adversaire, incroyable de bétises et indignes des Ibères. A croire qu'ils nous en veulent beaucoup et souhaitent avant tout notre perte.
Le match a lui rendu une toute autre image puisque si les Espagnols profitaient d'une faute de Thuram dans la surface pour ouvrir le score par Villa sur pénalty, les Français allaient monter en régime. Physiquement au dessus, techniquement retrouvé, Zidane et les siens, Vieira en tête, allaient égaliser avant la pause sur une récupération de Makélélé qui transmet à Vieira, Henry jors-jeu s'arrête perturbant une défense espagnole mal alignée. Le joueur de la Juventus sert parfaitement Ribéry lancé qui prend de vitesse Casillas avant de glisser tout juste le ballon au fond des filets malgré le retour conjugué de Puyol et Pernia.
La seconde période était solide dans un bon match de football où les Espagnols monopolisaient le ballon sans se créer la moindre occasion. Les Bleus conservaient leur ligne tactique sentant la confiance de leur coté. Un coup de pied comme souvent débloqué la situation à dix minutes de la fin Vieira seul au second poteau repris de la tête un coup-franc de Zidane. La France ne pouvait plus perdre devant des Espagnols éteints à court d'idées. Durant le temps additionnel, la France récupérait encore un ballon très haut et s'offrait une contre-attaque conclue par le Maître Zizou laissant Puyol à terre, tout un symbole.
Et la France s'offre un grand bol de bonheur avant d'affronter le Brésil en 1/4 de finale. Les Espagnols trop confiants retournent à leur gamme battus physiquement et techniquement et bien contenus tactiquement. Les Ibères reconnaitront à juste titre la supériorité française qui une fois n'est pas coutume s'est retrouvée lorsque l'opposition s'est élevée.