Nouveau maillot, première défaite pour les...Rouges
Matchs amicaux, matchs amicaux..que dire. Passons sur l'insipide France A' - République Démocratique du Congo à Marbella...franchement je pense qu'il faut arrêter avec ce genre de match ou plutôt arrêter de les retransmettre. Les joueurs évoluent deux jours après avoir joué en clubs. Ils ne sont pas retenus dans la vraie équipe. Ils sont en concurrence eux-même...Briand va-t-il laisser marquer Cissé et inversement...Menez passera-t-il la balle à Rothen ou Nasri...en plus certains voient arriver un calendrier dément entre championnats et différentes coupes. Le mois de février est l'antichambre du fameux money-time. Il faut ensuite éviter les contacts pour esquiver les blessures (pas de bol pour Nasri et Flamini d'ailleurs). Comment jouer au foot vraiment dans ces conditions et surtout se mettre en valeur devant le sélectionneur et la vraie équipe dans les tribunes entre encouragement et une pensée plus malsaine et naturelle : faut pas qu'ils nous prennent notre place!!! Score nul et vierge qui aura permis de voir des Congolais avec l'inédit entre deux frères Mandanda ou encore l'amiénois Samy futur Nancéien. Bref on se raccroche à ce qu'on peut.
Remarquons que la vraie équipe n'a guère fait mieux sauf les anciens. Sagnol est réapparu tranchant au poste de latéral droit tandis que Thuram semble enchainer de bonnes prestations. Vieira est sur le retour, le chemin apparait plus long pour lui. Makélélé est resté sagement sur le banc alors que Coupet retrouve des sensations. Sinon pas grand chose à signaler là encore...la France a laissé faire l'Espagne qui a faiblement tenté de manoeuvrer. Un coup de pied arrêté a enfin rappelé aux Français qu'ils étaient friables dans ce domaine. Je pense également que Domenech se fichait un peu de la manière de jouer. Il ne voulait pas trop montrer à l'Espagne concurrent en devenir sur la route des Bleus à l'Euro. Positionner Toulalan en milieu droit, c'était faire jouer la France à 10 tant Toulalan est perfomant dans l'axe. D'ailleurs on peut se demander pourquoi Diarra n'a pas pris cette place dans l'organisation...un Diabby, milieu gauche à Arsenal, aurait pu avoir un galop d'essai également. Devant Anelka a su se créer le jeu tout seul. En fin de partie, Benzema a montré qu'il était évidemment plus qu'une solution de rechange. Les Espagnols du Real ou du Barça ont dû l'observer de près. L'Espagne n'a pas paru très tranchante également et on peut se demander pourquoi Raul ou Guti n'y sont pas admis...certes les milieux Fabregas-Iniesta-Xavi sont performants mais privée de Torres, la Furia manque d'allant. D'autant que derrière, l'assurance tout-risque n'est pas de mise et si les Bleus avaient voulu accélérer, le très bon Casillas aurait eu encore un peu plus à faire.
Pendant que les Anglais
s'imposaient à Wembley devant une sérieuse
équipe helvétique, l'Italie et les Pays-Bas
montraient les crocs. Les Bataves ont étrillé la
Croatie de façon surprenante et malgré de nombreuses
absences. L'Italie est elle éternelle. Contre des Portugais
inconstants mais parfois très brillants, Luca Toni profitait
d'un centre de Grosso que laissait passer Ricardo, le portier
lusitanien, pour offrir à l'Italie un but dans les
arrêts de jeu de la première mi-temps. Et hop à
l'Italienne, les Ecossais ne me contrediront pas....la seconde
mi-temps voyait l'Italie gérait et les Portugais tombaient
encore plus dans l'individualisme (Quaresma à la fois
extraordinaire et nullisime collectivement, vivement pour le
Portugal qu'il se Cristianoronaldise!), véritable
caractéristique, image de marque de la selection. Victorieux
finalement 3-1, les Italiens confirment leur bonne tenue. Le
doublé est envisageable. Malheureusement, non seulement le
groupe de la mort, dans lequel la Roumanie devrait surprendre
(battue en Israel 1-0 en jouant à 10 pendant 1 heure),
éliminera un "gros poisson", mais le parcours indigeste
devrait faire mal à ceux qui sortiront des 1/4 puis de
la demi-finale. Italie et France risquent de payer un parcours haut
en couleurs même si les bancs de deux sélections
semblent pouvoir palier à ces difficultés...sauf si
les titulaires deviennent indéboulonables...d'où
l'intérêt d'être qualifiés dès la
fin du second match de poule pour pouvoir faire tourner avant
de rentrer dans les matchs à élimination
directe.
Pendant ce temps-là, l'Allemagne, ultra favorisée par
le tirage au sort, battait ses "amis" autrichiens 3 buts à
0...
Prochaine échéance internationale pour les Bleus : au Stade de France contre nos amis Anglais. L'Italie affrontera elle l'Espagne, les Pays-Bas, l'Autriche et la Roumanie, la Russie.