Voilà la logique des
choses. Alors que tout le monde demandait la démission de Domenech,
alors que même le Conseil Fédéral du Football Français avait mis
dans la besace de Raymond l'obligation de ramener 5 à 6 points lors
des trois premiers matchs de ces élimination, voilà que Raymond est
parti pour...rester. Que dire également des consultants et autre
spécialistes qui retournent leur veste après avoir pesté voire
pourri le travail du sélectionneur. La tendance est au maintien et
ce sont les joueurs qui le souhaitent. Mais peut-être ne
sont-ils pas les plus à même de réfléchir à cette problématique. On
interroge les joueurs en sélection...interroge-t-on les joueurs non
sélectionnés? Et puis Domenech a continué dans ses mauvaises
habitudes notamment de communication. Des erreurs de gestion ont
aussi été commises à l'image d'une défense en éternel chantier
depuis que Thuram n'a plus eu toutes ses capacités en la matière.
La récurrence des blessures de Vieira et la retraite logique de
Makélélé ont complètement perturbé la consistance de notre défense
axiale. Si le chantier de l'organisation offensive semble avancer
avec la trouvaille Gourcuff, le retour du catalyseur Ribéry, avant
sans doute la mise sur orbite de Benzema, les carences défensives
sont trop importantes. Et le sélectionneur tatônne
indéniablement.
Depuis l'Euro, c'est la cacophonie :
-Sagnol-Thuram-Gallas-Abidal contre la Roumanie
(0),
-Sagnol-Thuram-Gallas-Evra contre les Pays-Bas
(4),
-Clerc-Gallas-Abidal-Evra contre l'Italie
(2),
-Sagna-Gallas-Mexes-Evra contre l'Autriche
(3),
-Sagna-Gallas-Abidal-Clichy contre la Serbie
(1),
-Sagna-Boumsong-Abidal-Evra contre la Roumanie
(2).
On aurait pu ajouter le match amical en Suède soldée par deux
autres buts encaissés ce qui porte à 14 le nombre de buts pris en 6
rencontres. A l'Euro, les Bleus avaient concédé un pauvre nul
contre les Roumains. Samedi, ils ont concédé un nouveau match nul.
Alors existe-il-une évolution dans cette équipe? La première
mi-temps a démontré toute la fébrilité défensive qui habite
dorénavant cette équipe. Pire, les adversaires profitent aussitôt
de la moindre faille qui se présente forcément. Les Roumains ont
ainsi effectué un pressing sur l'arrière-garde française qui a cédé
sur un mauvais alignement puis une fois n'est pas coutume sur un
coup de pied arrêté. C'est en cela que le déficit du sélectionneur
est béant. D'autant plus que les équipes affrontées n'ont rien de
foudre de guerre. Ce groupe est d'ailleurs terriblement faible.
Ainsi, la Roumanie en a pris trois chez elle contre la
Lituanie qui en a pris trois en Serbie qui a perdu en France, qui a
elle-même était vaincue en Autriche, tristement tenue en échec aux
Iles Féroé.
Le calendrier offre un répit au sélectionneur qu'ils reste le même
ou qu'il soit nouveau. Le florilège de matchs amicaux souvent d'un
dynamisme douteux doit être le champ du laboratoire de la défense
française. Car une équipe qui remporte un trophée possède
avant tout une solidité dans son organisation qui laisse place par
la suite à une sérénité favorable à l'exploitation totale du
potentiel effectif.
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