Clubs et championnats les mieux représentés à l'Euro  posté le dimanche 20 juillet 2008 19:39

Pour comprendre quels championnats attirent les joueurs de renommée internationale, il suffit de se pencher sur l'appartenance des joueurs sélectionnés pour participer à l'Euro. On retirera les joueurs de même nationalité que leur championnat (ex : les Lyonnais de Ligue 1 ne sont pas comptatabilisés) et on se concentrera sur les championnats dits de premier ordre auquel la L1 tente de s'accrocher.

Par principaux championnats:

Ligue 1 : 14 joueurs
Liga : 23 joueurs
Premier League : 43 joueurs
Calcio : 18 joueurs
Bundesliga : 37 joueurs

 

Sans surprises, le championnat anglais oeuvre au bon fonctionnement de l'Euro avec 43 joueurs représentés. Les "Anglais" sont présents dans 13 des 16 nations de cet Euro, seuls les Italiens, les Roumains et les Russes y sont absents. Le score aurait pu s'ennorgueillir de la présence des internationaux anglais, hélas pour eux éliminés, mais qui évoluent dans les plus grands clubs d'Angleterre.
La Bundesliga apparaît ensuite avec 37 joueurs répartis dans 14 sélections sur 15 (la 16ème étant l'Allemagne). Seuls les Espagnols semblent fuir l'Allemagne. L'attractivité d'un club comme le Bayern Munich (Toni, Ribéry, Sagnol, Altintop notamment) joue un rôle essentiel dans ces statistiques.
La Liga est en retrait avec 23 joueurs où seules 4 des nationalités des participants à l'Euro sont absentes: Suisse, Autriche, Croatie et Russie. Contrairement à l'Allemagne où l'absence d'Espagnols indique que la Bundesliga n'est pas la plus côtée, la Liga possède la plupart des joyaux de l'Europe. Or, de l'Autriche à la Russie, les 4 nations ici en retrait n'ont guère de grand joueur actuellement ce qui relativise le faible nombre en valeur absolu de joueurs à l'Euro.
Le Calcio régresse comme on a pu le constater même si le championnat italien conserve la majorité de ces champions du Monde. Pour autant, les exodes de Grosso, Zambrotta, Cannavaro ou Toni montrent ce léger déclin. Hors Italiens, 18 joueurs du Calcio participent à l'Euro répartis dans 7 sélections seulement : Autriche, Croatie, France, Rép. Tchèque, Roumanie, Suède, Suisse. On constate clairement que la plupart ne sont pas des favoris en puissance donc de grandes nations de football, exceptés la France (Frey et Vieira uniquement). L'Italie n'attire plus les grands noms hollandais, portugais ou allemands par exemple. Et la concurrence pour attirer les sud-américains n'a jamais été aussi forte (Tevez, Robinho, Higuain, Ronaldinho, Daniel Alves, Anderson, etc.).
Enfin, la Ligue 1 ramasse les "restes" - soyons honnêtes -avec 14 joueurs estampillés L1 : 3 Croates (Runje, Leko, Pokrivac), 1 Italien (Grosso), 2 Roumains (Tamas, Niculae), 3 Suédois (Hansson, Kallstrom, Elmander), 4 Suisses (Grichting, Lichsteiner, Muller, Gygax) et 1 Turc (Erding). Les grandes nations du football européen ne desservent pas la France mais c'est l'inverse évidemment qui se produit.  

Par principaux clubs:

FC Barcelone: 8
Real Madrid: 7
Inter Milan: 4
Milan AC: 5
Juventus Turin: 5
As Rome: 4
Manchester: 5 
Chelsea: 7
Arsenal: 7
Liverpool: 5
Lyon: 10
Bayern Munich: 9

Et bien c'est Lyon qui se classe en haut de l'affiche à égalité avec le...Panathinaikos et ses nombreux internationaux grecs. Hélas pour Lyon, les internationaux français sont nombreux à prendre part à un tel score (Coupet, Clerc, Squillacci, Boumsong, Toulalan, Benzema, Govou) complété par Kallstrom, Muller et Grosso. Le Bayern de Munich est à l'image de Lyon avec son contingent allemand (Lahm, Podolski, Klose, Jansen, Schweinsteiger, etc.).
On trouve par la suite ls gros clients du gotta actuel en Europe avec Barcelone, Real, Chelsea et Arsenal. Le mérite est plus grand pour les clubs anglais dont la sélection nationale n'est pas qualifiée. On aurait pu ajouter alors les Terry, Lampard, Cole, Gerrard, etc. Les Madrilènes et les Catalans n'ont pas non plus de nombreux séectionnés chez les Champions d'Europe hormis les Xavi, Iniesta, Puyol, Ramos ou Casillas. 
On notera surtout le déclin des grands clubs italiens, les clubs milanais misant surtout sur les Brésiliens (Kaka, Ronaldo, Pato, etc.) ou les Argentins (Cambiasso, Burdisso, Samuel, Zanetti, etc.). Finalement, pour l'AS Rome, la Juventus ou le Milan AC, heureusement que les Gattuso, Pirlo, Chielini, Perotta et autre Aquilani permettent aux clubs italiens de subsister.

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Euro 2008 : l'Espagne enfin!  posté le mercredi 02 juillet 2008 15:51

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Les Espagnols ont droit à la joie d'un titre national


La malédiction des 1/4 de finale a été surmontée ce qui a sans doute libéré véritablement la sélection espagnole. Ce quart de finale aura d'ailleurs été le match le moins abouti des Ibères face à des champions du monde solides mais peu ambitieux. La marche des demi-finales a été franchie sans sourciller tant la Russie est passée à coté de son match. De toute façon, l'Espagne a toujours su gérer la partie face à des équipes moins réputées. La nouveauté reste la victoire contre des grosses nations du football. En battant l'Italie puis l'Allemagne, l'Espagne, qui avait déjà vaincu l'Italie, la France et l'Angleterre en amical, change de catégorie. Cette jeune sélection (26 ans de moyenne d'âge soit la seconde plus jeune de l'Euro) est dors et déjà favorite pour la Coupe du Monde 2010 en Afrique du Sud car on voit mal les Torres, Casillas, Villa, Iniesta, Xavi, Silva, Fabregas ou Ramos faiblir d'ici deux ans. Evidemment, l'Espagne profite de ce titre dont tout le monde s'accorde à dire qu'il est mérité tant le jeu développé a été plaisant à regarder et surtout payant. Je soulignerai le fait que la Roja n'a surtout pas encaissé de buts et que le sort était de leur coté même lorsque Villa s'est blessé en demi-finale faisant par effet de domino Fabregas titulaire, pour la suite que l'on connaît.
Pour la première fois depuis la mise en place du classement FIFA (1993), l'Espagne atteint le premier rang devant l'Italie et l'Allemagne. Il faut dire que les Espagnols sont invaincus depuis le 15 novembre 2006 et une défaite en amical contre la Roumanie, 0-1. Depuis, ce sont 18 victoires pour 3 nuls. On peut penser que ce n'est pas leur groupe de qualification à la Coupe du Monde qui enrayera la belle mécanique, customisée à bloc par la récente perfomante : Bosnie, Arménie, Estonie, Belgique, Turquie.

CLASSEMENT FIFA:

1. Espagne
2. Italie
3. Allemagne
4. Brésil
5. Pays-Bas
6. Argentine
7. Croatie
8. Rép. Tchèque
9. Portugal
10. France

On notera la progression de la Russie (11ème +13) et les chutes de la Grèce (18ème -10) ou de l'Autriche (105ème -13).

Voir le classement complet:  

http://fr.fifa.com/worldfootball/ranking/lastranking/gender=m/fullranking.html


Alors qu'Arragonès quitte ses fonctions sur ce succès, la valse des sélectionneurs fait rage : exit Donadoni (Italie), Scolari (Portugal), Bruckner (Rép. Tchèque), Van Basten (Pays-Bas), Kuhn (Suisse), etc. le suspense pour la France perdurera jusque demain. La tendance semble aller en faveur de la reconduction de Domenech à l'instar de Terim (Turquie), Low (Allemagne) ou Hiddink (Russie), tous...demi-finalistes...cherchez l'erreur.

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Euro : bons baisers de Russie  posté le lundi 23 juin 2008 16:35

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Arshavin est à l'image de la Russie flamboyant

 

Un Russe ballon d'or est-ce possible? Le meneur de jeu russe Arshavin est en train de démontrer tout le talent dont il se pare. Agé de 27 ans, chouchouté au Zénith St Petersbourg avec qui il a remporté la Coupe de l'UEFA, Arshavin sublime un peu plus sa sélection nationale aux multiples atouts. Hormis l'OVNI turc qui passe à l'arrachée à chaque match, la Russie d'Hiddink prouve que le jeu mobile, à ras-terre, en passes courtes, est possible. Si contre l'Espagne lors du premier match, la défaite était trop large pour être vraie, la Suède, la Grèce et les Pays-Bas ont craqué devant l'enthousiasmant jeu développé. Sans conteste révélation européenne de l'année, les Anglais comprennent sans doute mieux pourquoi ils ont été boutés hors de la Suisse et de l'Autriche et ont sans doute moins de regrets à avoir. De là à ce que la Russie reparte avec la Coupe, il y a encore deux matchs. De là à ce qu'Arshavine vienne ennuyer Cristiano Ronaldo pour le Ballon d'Or...il y a encore deux matchs et derrière quelques mois de compétition, soit au Zénith qui joue la Ligue des Champions, soit dans un grand d'Europe (Arsenal, Chelsea, Barcelone, Inter Milan), donc en Ligue des Champions. Affaire à suivre...

Coté compétition, les matchs à élimination directe ont été une fois de plus sans pitié pour les Pays-bas qui se sont vus trop beaux mais dont les carences défensives entraperçues en phase de groupe se sont montrées trop fortes. D'ailleurs, il faut souligner que les équipes du groupe de la mort sont toutes en vacances. Il me semble d'ailleurs qu'à chaque fois qu'un groupe d'un tel niveau au départ est désigné par le tirage au sort (voir 2002 : Argentine, Suède, Angleterre, Nigéria, ou 2006 : Argentine, Pays-Bas, Côte d'Ivoire, Serbie-Monténégro), les formations qui s'en sortent ne vont jamais au bout. Une montée en puissance est nécessaire et jouer trop bien trop vite est parfois rédhibitoire lorsque les événements jouent contre vous dans de tels matchs. Exit donc Pays-Bas vaincus par plus fort. Exit l'Italie éliminée à la séance des tirs au but comme souvent dans les grandes compétitions (pour exemples, les coupes du Monde : 90-94-98). Il faut dire que les Italiens privés de Pirlo n'ont pas effectué un bel Euro sauvant tout juste leur honneur contre la France. Cette partie offre donc un remake Russie-Espagne. Les Espagnols peuvent espérer s'offrir un trophée à condition de mieux gérer la demi-finale que le quart. Cet Italie-Espagne m'a terriblement fait penser aux nombreux matchs de la France, sans ambition, sans gnac, où il ne faut surtout pas prendre de buts. Les Russes sont peut-être pour une fois attendus au tournant et les Espagnols ont vaincu le signe indien : avantage à la Roja.

De l'autre, l'Allemagne affrontera la Turquie. Les Turcs ont d'ailleurs de gros soucis d'effectif avec 5 blessés (dont Emre et Nihat) et 4 suspendus ce qui ne laisse guère d'opportunité à Terim pour faire la composition. Mais les Turcs ont sorti déjà des matchs énormes en terme de mentalité en éliminant, la Suisse, la Rép. Tchèque et la Croatie dans les dernières minutes, retournant une situation mal embarquée. Souvenons-nous que cette équipe est allée chercher sa qualification pour cet Euro en gagnant en Norvège (2/1) lors de l'ultime journée. La marche semble malgré tout plus haute. Le colosse allemand a engrangé énormément de confiance à l'image des Ballack, Podolski ou encore Schweinchteiger. Les deux derniers cités sont d'ailleurs barrés au Bayern de Munich par Toni, Ribéry...deux joueurs en vacances aujourd'hui! L'Allemagne est le grand favori depuis le début et la défaite contre la Croatie a sans doute évité à la Mannschaft de se croire arriver. On constate une chose dans cet Euro : la partie dégagée des groupes A et B a offert sa finale Allemagne-Portugal dès les 1/4. En face, la bataille rangée des groupes C et D a éliminé du beau monde avec la France et la Grèce (champion en titre) dès les poules puis l'Italie et la Hollande en 1/4. L'équipe qui sortira des 1/2 finale sera sans doute bien plus fatiguée nerveusement et physiquement que l'autre finaliste surtout s'il s'agit comme je le pense de l'Allemagne.

Mon pronosctic continue d'aller sur l'Allemagne, vainqueur contre l'Espagne en finale. Au passage si l'Espagne ne parvient pas en finale, je crois que les Espagnols auront du mal à croire en des jours plus victorieux. Cependant, si Arshavin continue de s'illustrer, ce ne sera pas simple.

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Euro : la France dans le mur  posté le jeudi 19 juin 2008 16:26

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La forteresse bleue n'a pas tenu le choc du haut niveau


Deux jours après le dernier fiasco en date, la France panse et pense ses plaies. Beaucoup de choses ont été dites et Domenech en a pris largement pour son grade. Ce blog avait déjà anticipé une élimination (voir article précédent) avant la dernière rencontre en revenant sur l'ère Domenech. Le sélectionneur français récolte aujourd'hui tout ce qu'il a semé et malheureusement pour lui et pour nos Bleus, la récolte est perdue et le mot gâchis à propos du potentiel France reste le meilleur qualificatif approprié à cette piètre prestation d'ensemble.

Car c'est un collectif qui a failli et non seulement un homme même si ce dernier a dérapé lors de sa communication ultime juste à la fin du match manquant de discernement et de respect vis-à-vis du football français dans son ensemble. Je condamne malgré tout l'acharnement très dur de certaines personnalités dont on sent des rancoeurs personnelles rejaillir. Car Domenech a eu et entretenu ses inimitiés fortes. Protégé au départ par l'institution, celle-ci est son dernier recours pour l'amener à poursuivre sa mission jusque la Coupe du Monde 2010. Cependant, ses erreurs tactiques sur et en dehors du terrain sont réelles. Si les joueurs sont sur le terrain et sont directement concernés par ce fiasco, le chef d'orchestre ne peut se mettre à part tout en continuant de clamer qu'il n'y a pas eu d'échec mais une simple déception. Reconnaître ses erreurs me paraît la moindre des choses même si les justifications peuvent dans le détail rester dans le secret des gens concernés. Préparation, liste des 23, organisation tactique, changement en cours de match, communication, repli totalitaire du groupe, blessures : tout est à analyser et le sélectionneur et son staff doivent comprendre pourquoi.

Malgré tout, le football est un sport de détails au cours d'une rencontre. Evidemment, ce n'est pas le hasard qui prime mais force est de constater que la gestion d'être tombé dans le groupe de la mort a depuis longtemps mis une pression supplémentaire qui aurait dû être soulagée dès l'entame face à la Roumanie. Là encore, le fil conducteur de ce groupe (Roumanie, Pays-bas, Italie) a au final été fatal aux Bleus dès lors que ceux-ci ont été amorphes contre les Roumains. Jouer la Roumanie d'entrée était un cadeau pour se chauffer que Domenech et les Bleus ont transformé en piège qui s'est doucement refermé. Après la victoire heureuse des Pays-Bas contre l'Italie (premier but hors-jeu de Van Nistelrooy+deux contre attaque cinglantes), les trajectoires se sont installées. Les Italiens se devaient de réagir contre la Roumanie mais en souffrance (but refusé à Toni pour hors-jeu inexistant), la Squadra Azzurra se sauve grâce à Buffon (pourquoi n'a-t-il pas été élu Ballon d'Or???!!!!) en stoppant le pénalty de Mutu. La Roumanie laisse passer sa chance, l'Italie en obtient une inespérée et voilà le changement de mentalité et de confiance qui opère. Les Bleus en connaissance de cause, car jouant après, avaient encore tout en main pour eux aussi retourner la confiance à leur avantage. Mais l'arbitre ne vit pas la main de Oijer (pénalty, carton rouge), détail qui a des conséquences fâcheuses. Evidemment, Henry aurait dû mettre son lob et la France ne pas encaisser autant de buts mais le football se nourrit de détails de ce genre. La force de caractère des Italiens va alors payer face à celle des Bleus lors de l'ultime match alors que les Roumains s'effondreront au moment de conclure face à l'équipe B des Pays-Bas, à la confiance au TOP. Si de nouvelles péripéties jouèrent sur la rencontre France-Italie, la mentalité et la confiance de tout un groupe a permis de faire la différence. En sortant les cadres de cette campagne de qualification, décriés et dénoncés souvent à juste titre (Thuram, Sagnol, Malouda, Anelka), ou un capitaine blessé (Vieira), Domenech a fait des options...perdantes indéniablement. De plus, depuis la Coupe du Monde 2006 et l'arrêt de Zidane, Ribéry est devenu l'unique moteur de jeu. En se blessant, il laisse un vide dans le jeu de cette équipe mais aussi mine le moral déjà vacillant des Bleus. De l'équipe vice-championne du Monde, après l'expulsion d'Abidal, il ne restait que Makélélé, Henry, Gallas voire Govou...tout est dit. Aux détails avérés des pérégrinations de ce groupe de la mort où le calendrier, les erreurs d'arbitrage, la confiance d'une équipe et la mentalité d'un groupe, s'ajoute une gestion hasardeuse.

Dernière de ce groupe de la mort, éliminée de la course au titre, meurtrie en son sein, la France a balayé une bonne fois pour toute l'héritage des années 98/2000 qui en réalité n'existe plus depuis longtemps. Les supporters ont me semble-t-il beaucoup de mal à soutenir une sélection stéréotypée et caractérisée par une défense absolue.

L'ère Domenech sous l'angle des résultats:

Au cours de l'année de la prise de pouvoir de Domenech, souvenez-vous des résultats : Bosnie (1-1), Israel (0-0), Féroé (2-0), Eire (0-0), Chypre (2-0), Pologne (0-0), Suède (1-1), Suisse (0-0), Israel (1-1), Hongrie (2-1).
Et puis le retour de Zidane-Thuram-Makélélé (dont Domenech ne voulait pas) donna la suite jusqu'à la Coupe du Monde 2006 : Côte d'Ivoire (3-0), Féroé (3-0), Eire (1-0), Suisse (1-1), Chypre (4-0), Costa Rica (3-2), Allemagne (0-0), Slovaquie (1-2), Mexique (1-0), Danemark (2-0), Chine (3-1), Suisse (0-0), Corée du Sud (1-1), Togo (2-0), Espagne (3-1), Brésil (1-0), Portugal (1-0), Italie (1-1).
Puis retour de Domenech au pouvoir avant l'arrêt de Zidane: Bosnie (2-1), Georgie (3-0), Italie (3-1), Ecosse (0-1), Féroé (5-0), Grèce (1-0), Argentine (0-1), Lituanie (1-0), Autriche (1-0), Ukraine (2-0).
Changement de clubs pour plusieurs joueurs cadres (Abidal, Malouda, Henry, Anelka, Ribéry) :  Georgie (1-0), Slovaquie (2-1), Italie (0-0), Ecosse (0-1), Féroé (6-0), Lituanie (2-0), Maroc (2-2), Ukraine (2-2), Espagne (0-1), Angleterre (1-0), Equateur (2-0), Paraguay (0-0), Colombie (1-0), Roumanie (0-0), Pays-Bas (1-4), Italie (0-2).

Fais le bilan calmement:
- Domenech au pouvoir : 3 victoires, 7 nuls, 0 défaite (9 buts marqués - 4 encaissés);
- Retour des anciens : 12-5-1 (31/9);
- Année post-Coupe du Monde : 8-0-2 (17/4);
- 2007/08 - Changement de clubs pour les cadres : 7-5-4 (20/13)


Le bilan est plutôt positif sur l'ensemble même si les résultats bruts ne reflètent pas la qualité des matchs, avec pour exemple TOUS les matchs des Bleus sur l'année 2008. Le retour des anciens a été clairement salvateur mais le changement de clubs pour certains cadres de l'équipe de France a été difficile et a joué un rôle évident car ces changements ont été marqués par des blessures (Vieira, Henry), des prestations peu terribles (Abidal, Thuram) voire des mises sur le banc (Malouda, Anelka). Avec le recul des prestations et de l'état de forme, aligner une défense Abidal-Gallas-Thuram-Sagnol à l'Euro aura été une erreur qui a fait en partie déjouer les Bleus face à la Roumanie (manque d'ambition offensive dans les consignes pour ne pas mettre en difficulté notre ligne arrière) qui a fini par exploser contre les Pays-Bas pour finir par une arrière-garde contre l'Italie composée de Evra-Abidal-Gallas-Clerc complètement remaniée qui a été laminée par les appels plein axe de Toni pourtant peu rapide. Paradoxalement, le tandem ulta-défensif au milieu de terrain Makélélé-Toulalan a été à la hauteur. Les absences de Clichy, Sagna et Mexes semblent alors incompréhénsibles autant que l'association dans l'axe de Gallas et d'Abidal qui n'avait jamais été alignée!

Les explications sont nombreuses, et bizarrement trop. Si je reste persuadé que le football peut se jouer, malgré toutes les analyses possibles, sur un détail (but refusé, blessure, pénalty oublié, frappe déviée, etc.), la France concentre trop d'approximations pour s'en contenter pour excuses. N'oublions pas que l'Italie a été privée de Canavarro, a pris une fessée contre les Pays-Bas, a subi deux grossières erreurs d'arbitrage à des moments clés de leurs deux recontres, avait le même match couperet que la France et n'était pas plus performante. La différence pourrait cependant être un détail, bonifié par un joueur exceptionnel, la fameux pénalty stoppé par Buffon...l'acte déterminant dans le dénouement de ce groupe d'un point de vue de la confiance qui rassemble aujourd'hui 75% de la performance d'un footballeur. 

L'histoire du football français continue dorénavant avec la phase qualificative pour la prochaine Coupe du Monde 2010, avec ou sans Domenech. Nos adversaires directs (Roumanie, Serbie, Autriche, Lituanie, Féroé) attendront les vice-champions du monde avec intérêt avec toutes les incertitudes liées à cette phase éliminatoire étalée sur dix-huit mois.

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Euro : Domenech devant ses responsabilités  posté le dimanche 15 juin 2008 16:33

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Après la claque historique reçue par la France contre les Pays-Bas, l'ère Domenech pourrait tendre vers sa fin. En effet, le sort des Bleus dépend du bon vouloir hollandais. Pire, si Mutu sur un exploit de Buffon avait converti son tir au but, la France aurait pu se retrouver en situation plus que précaire. Les calculs de Domenech dans cet Euro ont été balayés par une vague Oranje que personne n'attendait à cette hauteur. Pourquoi ne pas avoir attaqué contre la Roumanie? Il faut donc espérer que les Pays-Bas ne choississent pas de balancer ce match et surtout que la France batte l'Italie. Tout le monde attendait ce match pour une rencontre de gala pour la 1ère place...c'est l'inverse qui se précise car le résultat donnera l'élu à la dernière place dans cette poule. Et ce que l'on peut craindre, c'est un beau match...nul au bout (2/2 par exemple). Tout comme dans l'autre rencontre, un partage du score figerait à jamais les positions actuelles et enverrait la Roumanie contre l'Espagne en 1/4 de finale. Actuellement, tout le monde cherche à comprendre ce qui arrive mais l'ère Domenech s'est prolongé grâce au retour des anciens et surtout de Zidane. Les calculs de Raymond ont toujours été de préparer une montée en puissance de ses joueurs durant la compétition. Mais l'Euro n'est pas la Coupe du Monde. Les phases éliminatoires pour 2006 comme pour 2008 ont été limites quand les résultats nuls contre Suisse, Eire et Israel ont fait place à la double défaite contre l'Ecosse. Que dire également des matchs soporifiques à souhait de préparations ou amicaux (peu de buts et quelques défaites à la clé). Enfin, le fond de jeu est déficient. Les Bleus sont bien organisés défensivement mais malgré les individualités offensives, la France est très peu spectaculaire. Personne ne sait qui remportera cet Euro mais le Portugal, l'Espagne et les Pays-Bas sont favoris. Le retour miraculeux de la France ou de l'Italie pourrait changer la donne. Pour autant, ces équipes offensives acceptent de perdre parfois leur équilibre défensif. Pour l'heure, çà passe mais pour combien de temps...les matchs à élimination directe restent à part, uniques et les Bleus risquent de manquer sans doute la partie où ils exèlent. ce serait un gâchis. L'ère Domenech pourrait alors connaître sa fin, et avec sans doute les restes de certitudes de l'ère fastueuse de 98/00. Pour l'heure, un match de gala est offert, espérons pouvoir en profiter dans l'intensité et la qualité du jeu.

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