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Euro : bons baisers de Russie  (International) posté le lundi 23 juin 2008 16:35

Arshavin est à l'image de la Russie flamboyant

 

Un Russe ballon d'or est-ce possible? Le meneur de jeu russe Arshavin est en train de démontrer tout le talent dont il se pare. Agé de 27 ans, chouchouté au Zénith St Petersbourg avec qui il a remporté la Coupe de l'UEFA, Arshavin sublime un peu plus sa sélection nationale aux multiples atouts. Hormis l'OVNI turc qui passe à l'arrachée à chaque match, la Russie d'Hiddink prouve que le jeu mobile, à ras-terre, en passes courtes, est possible. Si contre l'Espagne lors du premier match, la défaite était trop large pour être vraie, la Suède, la Grèce et les Pays-Bas ont craqué devant l'enthousiasmant jeu développé. Sans conteste révélation européenne de l'année, les Anglais comprennent sans doute mieux pourquoi ils ont été boutés hors de la Suisse et de l'Autriche et ont sans doute moins de regrets à avoir. De là à ce que la Russie reparte avec la Coupe, il y a encore deux matchs. De là à ce qu'Arshavine vienne ennuyer Cristiano Ronaldo pour le Ballon d'Or...il y a encore deux matchs et derrière quelques mois de compétition, soit au Zénith qui joue la Ligue des Champions, soit dans un grand d'Europe (Arsenal, Chelsea, Barcelone, Inter Milan), donc en Ligue des Champions. Affaire à suivre...

Coté compétition, les matchs à élimination directe ont été une fois de plus sans pitié pour les Pays-bas qui se sont vus trop beaux mais dont les carences défensives entraperçues en phase de groupe se sont montrées trop fortes. D'ailleurs, il faut souligner que les équipes du groupe de la mort sont toutes en vacances. Il me semble d'ailleurs qu'à chaque fois qu'un groupe d'un tel niveau au départ est désigné par le tirage au sort (voir 2002 : Argentine, Suède, Angleterre, Nigéria, ou 2006 : Argentine, Pays-Bas, Côte d'Ivoire, Serbie-Monténégro), les formations qui s'en sortent ne vont jamais au bout. Une montée en puissance est nécessaire et jouer trop bien trop vite est parfois rédhibitoire lorsque les événements jouent contre vous dans de tels matchs. Exit donc Pays-Bas vaincus par plus fort. Exit l'Italie éliminée à la séance des tirs au but comme souvent dans les grandes compétitions (pour exemples, les coupes du Monde : 90-94-98). Il faut dire que les Italiens privés de Pirlo n'ont pas effectué un bel Euro sauvant tout juste leur honneur contre la France. Cette partie offre donc un remake Russie-Espagne. Les Espagnols peuvent espérer s'offrir un trophée à condition de mieux gérer la demi-finale que le quart. Cet Italie-Espagne m'a terriblement fait penser aux nombreux matchs de la France, sans ambition, sans gnac, où il ne faut surtout pas prendre de buts. Les Russes sont peut-être pour une fois attendus au tournant et les Espagnols ont vaincu le signe indien : avantage à la Roja.

De l'autre, l'Allemagne affrontera la Turquie. Les Turcs ont d'ailleurs de gros soucis d'effectif avec 5 blessés (dont Emre et Nihat) et 4 suspendus ce qui ne laisse guère d'opportunité à Terim pour faire la composition. Mais les Turcs ont sorti déjà des matchs énormes en terme de mentalité en éliminant, la Suisse, la Rép. Tchèque et la Croatie dans les dernières minutes, retournant une situation mal embarquée. Souvenons-nous que cette équipe est allée chercher sa qualification pour cet Euro en gagnant en Norvège (2/1) lors de l'ultime journée. La marche semble malgré tout plus haute. Le colosse allemand a engrangé énormément de confiance à l'image des Ballack, Podolski ou encore Schweinchteiger. Les deux derniers cités sont d'ailleurs barrés au Bayern de Munich par Toni, Ribéry...deux joueurs en vacances aujourd'hui! L'Allemagne est le grand favori depuis le début et la défaite contre la Croatie a sans doute évité à la Mannschaft de se croire arriver. On constate une chose dans cet Euro : la partie dégagée des groupes A et B a offert sa finale Allemagne-Portugal dès les 1/4. En face, la bataille rangée des groupes C et D a éliminé du beau monde avec la France et la Grèce (champion en titre) dès les poules puis l'Italie et la Hollande en 1/4. L'équipe qui sortira des 1/2 finale sera sans doute bien plus fatiguée nerveusement et physiquement que l'autre finaliste surtout s'il s'agit comme je le pense de l'Allemagne.

Mon pronosctic continue d'aller sur l'Allemagne, vainqueur contre l'Espagne en finale. Au passage si l'Espagne ne parvient pas en finale, je crois que les Espagnols auront du mal à croire en des jours plus victorieux. Cependant, si Arshavin continue de s'illustrer, ce ne sera pas simple.

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Euro : la France dans le mur  (International) posté le jeudi 19 juin 2008 16:26

La forteresse bleue n'a pas tenu le choc du haut niveau


Deux jours après le dernier fiasco en date, la France panse et pense ses plaies. Beaucoup de choses ont été dites et Domenech en a pris largement pour son grade. Ce blog avait déjà anticipé une élimination (voir article précédent) avant la dernière rencontre en revenant sur l'ère Domenech. Le sélectionneur français récolte aujourd'hui tout ce qu'il a semé et malheureusement pour lui et pour nos Bleus, la récolte est perdue et le mot gâchis à propos du potentiel France reste le meilleur qualificatif approprié à cette piètre prestation d'ensemble.

Car c'est un collectif qui a failli et non seulement un homme même si ce dernier a dérapé lors de sa communication ultime juste à la fin du match manquant de discernement et de respect vis-à-vis du football français dans son ensemble. Je condamne malgré tout l'acharnement très dur de certaines personnalités dont on sent des rancoeurs personnelles rejaillir. Car Domenech a eu et entretenu ses inimitiés fortes. Protégé au départ par l'institution, celle-ci est son dernier recours pour l'amener à poursuivre sa mission jusque la Coupe du Monde 2010. Cependant, ses erreurs tactiques sur et en dehors du terrain sont réelles. Si les joueurs sont sur le terrain et sont directement concernés par ce fiasco, le chef d'orchestre ne peut se mettre à part tout en continuant de clamer qu'il n'y a pas eu d'échec mais une simple déception. Reconnaître ses erreurs me paraît la moindre des choses même si les justifications peuvent dans le détail rester dans le secret des gens concernés. Préparation, liste des 23, organisation tactique, changement en cours de match, communication, repli totalitaire du groupe, blessures : tout est à analyser et le sélectionneur et son staff doivent comprendre pourquoi.

Malgré tout, le football est un sport de détails au cours d'une rencontre. Evidemment, ce n'est pas le hasard qui prime mais force est de constater que la gestion d'être tombé dans le groupe de la mort a depuis longtemps mis une pression supplémentaire qui aurait dû être soulagée dès l'entame face à la Roumanie. Là encore, le fil conducteur de ce groupe (Roumanie, Pays-bas, Italie) a au final été fatal aux Bleus dès lors que ceux-ci ont été amorphes contre les Roumains. Jouer la Roumanie d'entrée était un cadeau pour se chauffer que Domenech et les Bleus ont transformé en piège qui s'est doucement refermé. Après la victoire heureuse des Pays-Bas contre l'Italie (premier but hors-jeu de Van Nistelrooy+deux contre attaque cinglantes), les trajectoires se sont installées. Les Italiens se devaient de réagir contre la Roumanie mais en souffrance (but refusé à Toni pour hors-jeu inexistant), la Squadra Azzurra se sauve grâce à Buffon (pourquoi n'a-t-il pas été élu Ballon d'Or???!!!!) en stoppant le pénalty de Mutu. La Roumanie laisse passer sa chance, l'Italie en obtient une inespérée et voilà le changement de mentalité et de confiance qui opère. Les Bleus en connaissance de cause, car jouant après, avaient encore tout en main pour eux aussi retourner la confiance à leur avantage. Mais l'arbitre ne vit pas la main de Oijer (pénalty, carton rouge), détail qui a des conséquences fâcheuses. Evidemment, Henry aurait dû mettre son lob et la France ne pas encaisser autant de buts mais le football se nourrit de détails de ce genre. La force de caractère des Italiens va alors payer face à celle des Bleus lors de l'ultime match alors que les Roumains s'effondreront au moment de conclure face à l'équipe B des Pays-Bas, à la confiance au TOP. Si de nouvelles péripéties jouèrent sur la rencontre France-Italie, la mentalité et la confiance de tout un groupe a permis de faire la différence. En sortant les cadres de cette campagne de qualification, décriés et dénoncés souvent à juste titre (Thuram, Sagnol, Malouda, Anelka), ou un capitaine blessé (Vieira), Domenech a fait des options...perdantes indéniablement. De plus, depuis la Coupe du Monde 2006 et l'arrêt de Zidane, Ribéry est devenu l'unique moteur de jeu. En se blessant, il laisse un vide dans le jeu de cette équipe mais aussi mine le moral déjà vacillant des Bleus. De l'équipe vice-championne du Monde, après l'expulsion d'Abidal, il ne restait que Makélélé, Henry, Gallas voire Govou...tout est dit. Aux détails avérés des pérégrinations de ce groupe de la mort où le calendrier, les erreurs d'arbitrage, la confiance d'une équipe et la mentalité d'un groupe, s'ajoute une gestion hasardeuse.

Dernière de ce groupe de la mort, éliminée de la course au titre, meurtrie en son sein, la France a balayé une bonne fois pour toute l'héritage des années 98/2000 qui en réalité n'existe plus depuis longtemps. Les supporters ont me semble-t-il beaucoup de mal à soutenir une sélection stéréotypée et caractérisée par une défense absolue.

L'ère Domenech sous l'angle des résultats:

Au cours de l'année de la prise de pouvoir de Domenech, souvenez-vous des résultats : Bosnie (1-1), Israel (0-0), Féroé (2-0), Eire (0-0), Chypre (2-0), Pologne (0-0), Suède (1-1), Suisse (0-0), Israel (1-1), Hongrie (2-1).
Et puis le retour de Zidane-Thuram-Makélélé (dont Domenech ne voulait pas) donna la suite jusqu'à la Coupe du Monde 2006 : Côte d'Ivoire (3-0), Féroé (3-0), Eire (1-0), Suisse (1-1), Chypre (4-0), Costa Rica (3-2), Allemagne (0-0), Slovaquie (1-2), Mexique (1-0), Danemark (2-0), Chine (3-1), Suisse (0-0), Corée du Sud (1-1), Togo (2-0), Espagne (3-1), Brésil (1-0), Portugal (1-0), Italie (1-1).
Puis retour de Domenech au pouvoir avant l'arrêt de Zidane: Bosnie (2-1), Georgie (3-0), Italie (3-1), Ecosse (0-1), Féroé (5-0), Grèce (1-0), Argentine (0-1), Lituanie (1-0), Autriche (1-0), Ukraine (2-0).
Changement de clubs pour plusieurs joueurs cadres (Abidal, Malouda, Henry, Anelka, Ribéry) :  Georgie (1-0), Slovaquie (2-1), Italie (0-0), Ecosse (0-1), Féroé (6-0), Lituanie (2-0), Maroc (2-2), Ukraine (2-2), Espagne (0-1), Angleterre (1-0), Equateur (2-0), Paraguay (0-0), Colombie (1-0), Roumanie (0-0), Pays-Bas (1-4), Italie (0-2).

Fais le bilan calmement:
- Domenech au pouvoir : 3 victoires, 7 nuls, 0 défaite (9 buts marqués - 4 encaissés);
- Retour des anciens : 12-5-1 (31/9);
- Année post-Coupe du Monde : 8-0-2 (17/4);
- 2007/08 - Changement de clubs pour les cadres : 7-5-4 (20/13)


Le bilan est plutôt positif sur l'ensemble même si les résultats bruts ne reflètent pas la qualité des matchs, avec pour exemple TOUS les matchs des Bleus sur l'année 2008. Le retour des anciens a été clairement salvateur mais le changement de clubs pour certains cadres de l'équipe de France a été difficile et a joué un rôle évident car ces changements ont été marqués par des blessures (Vieira, Henry), des prestations peu terribles (Abidal, Thuram) voire des mises sur le banc (Malouda, Anelka). Avec le recul des prestations et de l'état de forme, aligner une défense Abidal-Gallas-Thuram-Sagnol à l'Euro aura été une erreur qui a fait en partie déjouer les Bleus face à la Roumanie (manque d'ambition offensive dans les consignes pour ne pas mettre en difficulté notre ligne arrière) qui a fini par exploser contre les Pays-Bas pour finir par une arrière-garde contre l'Italie composée de Evra-Abidal-Gallas-Clerc complètement remaniée qui a été laminée par les appels plein axe de Toni pourtant peu rapide. Paradoxalement, le tandem ulta-défensif au milieu de terrain Makélélé-Toulalan a été à la hauteur. Les absences de Clichy, Sagna et Mexes semblent alors incompréhénsibles autant que l'association dans l'axe de Gallas et d'Abidal qui n'avait jamais été alignée!

Les explications sont nombreuses, et bizarrement trop. Si je reste persuadé que le football peut se jouer, malgré toutes les analyses possibles, sur un détail (but refusé, blessure, pénalty oublié, frappe déviée, etc.), la France concentre trop d'approximations pour s'en contenter pour excuses. N'oublions pas que l'Italie a été privée de Canavarro, a pris une fessée contre les Pays-Bas, a subi deux grossières erreurs d'arbitrage à des moments clés de leurs deux recontres, avait le même match couperet que la France et n'était pas plus performante. La différence pourrait cependant être un détail, bonifié par un joueur exceptionnel, la fameux pénalty stoppé par Buffon...l'acte déterminant dans le dénouement de ce groupe d'un point de vue de la confiance qui rassemble aujourd'hui 75% de la performance d'un footballeur. 

L'histoire du football français continue dorénavant avec la phase qualificative pour la prochaine Coupe du Monde 2010, avec ou sans Domenech. Nos adversaires directs (Roumanie, Serbie, Autriche, Lituanie, Féroé) attendront les vice-champions du monde avec intérêt avec toutes les incertitudes liées à cette phase éliminatoire étalée sur dix-huit mois.

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Euro : Domenech devant ses responsabilités  (International) posté le dimanche 15 juin 2008 16:33

Après la claque historique reçue par la France contre les Pays-Bas, l'ère Domenech pourrait tendre vers sa fin. En effet, le sort des Bleus dépend du bon vouloir hollandais. Pire, si Mutu sur un exploit de Buffon avait converti son tir au but, la France aurait pu se retrouver en situation plus que précaire. Les calculs de Domenech dans cet Euro ont été balayés par une vague Oranje que personne n'attendait à cette hauteur. Pourquoi ne pas avoir attaqué contre la Roumanie? Il faut donc espérer que les Pays-Bas ne choississent pas de balancer ce match et surtout que la France batte l'Italie. Tout le monde attendait ce match pour une rencontre de gala pour la 1ère place...c'est l'inverse qui se précise car le résultat donnera l'élu à la dernière place dans cette poule. Et ce que l'on peut craindre, c'est un beau match...nul au bout (2/2 par exemple). Tout comme dans l'autre rencontre, un partage du score figerait à jamais les positions actuelles et enverrait la Roumanie contre l'Espagne en 1/4 de finale. Actuellement, tout le monde cherche à comprendre ce qui arrive mais l'ère Domenech s'est prolongé grâce au retour des anciens et surtout de Zidane. Les calculs de Raymond ont toujours été de préparer une montée en puissance de ses joueurs durant la compétition. Mais l'Euro n'est pas la Coupe du Monde. Les phases éliminatoires pour 2006 comme pour 2008 ont été limites quand les résultats nuls contre Suisse, Eire et Israel ont fait place à la double défaite contre l'Ecosse. Que dire également des matchs soporifiques à souhait de préparations ou amicaux (peu de buts et quelques défaites à la clé). Enfin, le fond de jeu est déficient. Les Bleus sont bien organisés défensivement mais malgré les individualités offensives, la France est très peu spectaculaire. Personne ne sait qui remportera cet Euro mais le Portugal, l'Espagne et les Pays-Bas sont favoris. Le retour miraculeux de la France ou de l'Italie pourrait changer la donne. Pour autant, ces équipes offensives acceptent de perdre parfois leur équilibre défensif. Pour l'heure, çà passe mais pour combien de temps...les matchs à élimination directe restent à part, uniques et les Bleus risquent de manquer sans doute la partie où ils exèlent. ce serait un gâchis. L'ère Domenech pourrait alors connaître sa fin, et avec sans doute les restes de certitudes de l'ère fastueuse de 98/00. Pour l'heure, un match de gala est offert, espérons pouvoir en profiter dans l'intensité et la qualité du jeu.

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Euro : la France amorphe au pied du mur  (International) posté le mercredi 11 juin 2008 01:20

A l'image de Malouda, les Bleus n'ont pas su franchir l'obstacle roumain

 

Quelle purge! Ce match entre France et Roumanie a été d'un ennui effarant. A l'image du Suisse-France de la Coupe du Monde 2006. Les supporters des Bleus ne peuvent espérer un dénouement de phase de poule identique. Il faudra alors penser à...attaquer. La Roumanie était censée être une équipe dangereuse et technique, elle n'a brillé que par la panoplie de l'équipe anti-sportive, faisant les fautes au bon moment et stagnant dans leur 40 mètres. En face, les Bleus étaient déjà cuits avant de commencer à l'image de Ribéry cherchant son troisième poumon ou d'un Sagnol rougeoyant comme jamais. Alors il est vrai qu'il vaut mieux finir en trombe la compétition et monter en puissance mais l'Euro n'est pas une compétition qui favorise ce scénario. Mais au final, les regrets sont à mettre sur le compte exclusivement de la manière tactique usitée par Domenech. Un seul attaquant roumain et Mutu qui traine de-ci de-là pour six joueurs défensifs...De plus, le fameux lien milieu-attaque n'a jamais fonctionné avec un Benzema trop tendre, un Anelka isolé, un Malouda peu convaincant et un Ribéry dont les épaules n'ont pas supporté le poids du match. Une chose est évidente : la France ne pèse pas assez dans la surface. Or, face à des équipes qui ne font que défendre, il faut absolument avoir l'envie d'aller dans la zone de vérité. Et le constat est évident, pas d'envie, pas d'allant et une impression d'ennui horrible le long de la partie. De plus, les arrières latéraux qui auraient dû créer le décalage n'ont pas véritablement insisté sur cette facette de leur fonction dans une équipe de niveau international. Bref, vivement vendredi pour au moins voir autre chose de cette équipe au potentiel pourtant impressionnant.

Le match Pays-Bas-Italie a lui valu son pesant de pizza. Mais force est de constater que l'erreur d'arbitrage tue le match. Après on a deux occasions franches pour l'Italie (corner sauvé sur la ligne, coup-franc de Pirlo sauvé par Van der Sar) et deux autres buts néerlandais! Dans cet Euro, on le voit nettement, l'équipe qui ouvre le score peut plier sans rompre ensuite pour mieux planter un contre assassin. Ce cas de figure se retrouve dans le large succès de l'Espagne contre la Russie. Je conseillerai donc aux Pays-Bas et à l'Espagne de ne pas s'emballer au vu de la physionomie de la rencontre tant les deux sélections ont concédé d'occasions. Mais contrairement à la France, ces équipes ont glané trois points et surtout marqué des buuuuts en créant du jeu. N'enterrons pas non plus l'Italie qui a plutôt fait une seconde mi-temps de toute beauté avec l'apport de Grosso et de Zambrotta sur les cotés et la rentrée de Del Piero. Enfin, notons que la Grèce devra se surpasser pour sauver son titre après sa défaite contre une Suède plutôt mal côtée dans cet Euro.

Cette poule D ressemble dans son calendrier aux poules A et B avec deux vainqueurs (Suède-Espagne; Rép Tchèque-Portugal; Allemagne-Croatie) qui joueront la qualification dès le second match. On pourrait alors voir trois favoris en roue libre sur le troisième match : Portugal, Allemagne et Espagne. A l'inverse, les pays organisateurs joueront leur survie tout comme la Turquie, la Pologne, la Grèce et la Russie. Pour la poule C, tout reste jouable même si les Pays-Bas sont en position de force notamment grâce leur différence de buts et que l'Italie doit obligatoirement s'imposer.

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Euro : Poule A - Poule B, résultats  (International) posté le lundi 09 juin 2008 15:05

Lukas Podolski fait coup double contre la Pologne

 

Pas de surprise ces deux premiers jours de compétition. Le Portugal et l'Allemagne ont confirmé les espoirs placés en eux tandis que les pays organisateurs sont passés à coté notamment au niveau du résultat. L'Autriche, vaillante, a trébuché contre la Croatie sur pénaltie dès l'entame de match. Malgré les occasions multiples, cela a été suffisant pour les joueurs de Bilic. La Suisse a laissé également passer une grosse opportunité contre des Tchèques sans âme.
Dans cette poule A, République Tchèque et Portugal mènent la danse et s'affronteront pour une place en 1/4 de finale...déjà. La Suisse et la Turquie dans un duel qui sent la poudre se retrouveront pour en découdre, la Turquie ayant été évincée par les Helvètes en match de barrages pour la Coupe du Monde 2006 avec les affrontements que l'on connaît. Les Turcs se sont montrés patauds en défense mais possèdent des armes offensives que n'ont plus les Suisses (Frei blessé).
Dans la poule B, la petite finale aura déjà lieu entre Allemagne et Croatie et la dernière chance sera partagée entre Pologne et Autriche. Ces deux premières poules semblent d'ailleurs en tout point jumelles avec en point de mire une demi-finale de l'Euro opposant Portugal et Allemagne.

On remarquera que les matchs ne se sont pas joués à grand chose et que marquer en premier reste décisif pour la suite des événements. Néanmoins, les favoris n'ont pas eu à puiser dans leur ressource mentale car ils n'ont jamais été menés ou longtemps en ballotage. Il faut donc éviter les conclusions hâtives qui avaient fait de l'Espagne et de l'Argentine les équipes favorites de la dernière Coupe du Monde après leur première prestation...le chemin est encore long.

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