COUPE DU MONDE 2006

Retour sur Pays Bas-Portugal  (COUPE DU MONDE 2006) posté le vendredi 30 juin 2006 14:56

Rouge, rouge, quatre fois rouge pour un choc à oublier

Il est des matchs exceptionnels, il est des matchs à oublier. Ce Pays-Bas-Portugal fait partie intégrante de la seconde catégorie. La première agression est venue de Boulharouz sur Cristiano Ronaldo. Les hommes orange ont sans doute fait comme à leur habitude : blesser le joueur clé de l'adversaire. Il faut bien reconnaitre que le contrat a été rempli, les larmes du Portugais ramené sur le blanc, blessé au corps et à l'âme, sont terribles.

La partie a ensuite doucement dégénéré pour atteindre un paroxisme dans la bétise, les joueurs pensant plus à se venger qu'à jouer. Pourtant, le Portugal emmené par un grand Deco réussit à ouvrir le score par Maniche après un relais de Pauleta. Les Hollandais étaient bloqués à l'image de Robben impuissant face à l'excellent Miguel, ou Van Persie empétré dans ses feintes. La goutte d'eau qui a fait la bascule dans ce match est le manque de fair-play d'un hollandais qui lança une attaque au lieu de rendre le ballon aux Portugais, ce qui déclencha un tacle par derrière terrible de Deco puis une échauffourée.

La suite ne sera pas belle à voir  devant des Orange impuissants. Leur meilleure occasion restera la reprise sur la barre de Cocu suite à un ballon venant de la droite mal repoussé par la défense portugaise bien en place.  Citons les expulsés : Boularhouz qui aurait du être expulsé sur sa première semelle assassine, Costinha, l'ex-monégasque expulsé en première mi-temps pour une faute de main volontaire et sous les yeux de l'arbitre alors qu'il avait déjà un "jaune" (un peu bébéte le gars), Deco qui aurait du être expulsé sur son tacle à l'arrière lui aussi assassin et Von Bronkoorst en toute fin de partie. Les cartons jaunes sont eux aussi embétant pour le Portugal (Petit, Maniche, Figo, Nuno Valente, Ricardo) qui poursuit donc logiquement sa route.

Les jeunes néerlandais ont l'avenir devant eux en espérant qu'ils cessent de donner des coups. Ils devront aussi cesser leur trop forte indivualisme (Van Persie et Robben en premier lieu) et assurer une sérénité au sein de ce groupe que l'on a pas ressenti vraiment uni. Peut-être (surement) a-t-on vu pour la dernière fois Van Bommel, Cocu, Van Brookorst, Van der Sar ou encore Van Nistellroy sous le maillot orange. Une génération talentueuse mais sans titre et surtout tiraillée par les luttes intestines entre joueurs blancs et joueurs de couleurs disparait... (rajoutons Bergkamp, Kluivert, Seedorf, les frères De Boer ou Davids).

Le choc Angleterre-Portugal a déjà eu lieu lors de l'Euro 2004 et les Portugais l'avaient emportés. Mais sans leur maitre à jouer Deco, les Lusitaniens risquent de moins "tenir le ballon" et je crains pour eux les frappes lointaines typiquement anglo-saxonnes car ma confiance en Ricardo est très très limitée.

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Retour sur Angleterre-Equateur  (COUPE DU MONDE 2006) posté le vendredi 30 juin 2006 14:34

Beckham jubile malgré une qualification plus que poussive

L'Angleterre n'a pas montré grand chose et tout le monde s'accorde à dire que le fameux meilleur milieu de terrain de la planète foot (Beckham-Gerrard-Lampard-Cole) n'a pas montré ce dont il est capable. Est-il seulement le meilleur...?

Mais l'Angleterre sans jouer est en quart de finale en ayant dominé un Paraguay défensif (1-0), une équipe de Trinité-et-Tobago vaillante mais limitée (2-0) et en neutralisant la Suède (2-2) plus forte physiquement. Face à une équipe d'Equateur qui a dominé dans sa poule deux autres prétendants à la qualification (Pologne et Costa Rica), les Anglais devaient montrer ce dont ils étaient capables. Résultat (de la chaleur ou non), le match le plus fermé et ennuyeux des deux dernières semaines (avec Ukraine-Tunisie). L'Equateur à défaut de jouer a...déjoué. Incapables d'être menaçant, les Sud-Américains m'ont déçus fortement alors que les hommes d'Eriksson étaient cuits physiquement dans la fournaise de ce stade.

Néanmoins, les grands joueurs - même malades - répondent présents au jour J. Ni Lampard maladroit, ni Gerrard en deçà, ni Rooney pourtant remuant, c'est de David Beckham le galactique qu'est venu la lumière d'un maitre-coup-franc placé dans le soupirail. On ne voyait que cela pour décanter cette partie lancée pour se conclure aux tirs-au-but. L'Equateur a ensuite été incapable de hisser son niveau de jeu alors que l'Angleterre laissait le seul Rooney (qui monte en puissance indéniablement) tenter de faire l'exploit.

L'Angleterre renvoit l'Equateur au bercail mais qui aura réussi sa Coupe du Monde notamment en battant la Pologne lors de son premier match surement le plus abouti. Les Anglais sont donc toujours vivants mais devront monter d'un voire de plusieurs niveaux pour ne pas sombrer devant la menace portugaise d'une toute autre ampleur. Les Anglais pourront compter sur le retour d'un "vrai" latéral droit Neville ce qui permettra à Hergreaves de retrouver un poste où ses qualités s'exprimeront bien mieux. Le souci repose sur le même emploi d'un Lampard et d'un Gerrard alors que Joe Cole cherche lui son second souffle tout comme Terry à l'arrière. L'Angleterre compte trop sur un exploit individuel de Rooney et devra réaliser son match référence si elle veut voir plus loin dans la course au trophée. Mais ce match pourrait être à l'Angleterre ce qu'a été le 1/8ème de finale pour la France... 

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Retour sur Ukraine-Suisse  (COUPE DU MONDE 2006) posté le jeudi 29 juin 2006 22:47

Deux joueurs à terre, un match galère

Le match le moins relevé de ces 8ème de finale a été fidèle à son image puisque c'est la seule rencontre qui s'est conclue avec un désespérant score nul et vierge (0-0).

Cette opposition s'est jouée sur un rythme controlé avec deux blocs défensifs bien positionnés pour ne pas être mis à mal. Satisfaction de ce coté là notamment grâce à un manque criant de volontés offensives et de joueurs créant le décalage ou le dribble nécessaire. Tout juste notera-t-on un poteau de chaque coté, Frei sur coup-franc répondant à Shevchenko l'embusqué. La star ukrainienne a d'ailleurs fait pâle figure et Voronin a souvent joué de meilleure façon. Hélas pour l'Ukraine, ce joueur a terminé sa Coupe du Monde et manquera cruellement à l'attaque des hommes de Blokhine au tour suivant.

Les Suisses ont de bons défenseurs (Deggen-Senderos-Juru-Muller-Grichting-Magnin)  mais si la phase de poule et des adversaires moins fringants ont permis aux Alpins de finir 1er, la Nati a touché le plafond de ses possibilités. Sa jeunesse frolant l'arrogance parfois lui a sans doute été fatale lors de la séance de tirs au buts où les tireurs suisses (Streller, Barnetta et Cabanas) ont frappé si mollement dans le ballon que le portier Shovchosky n'a eu qu'à se coucher pour ramasser la gonfle. Cette séance s'est transformée en fiasco d'ailleurs (3-0) et renvoit la Nati à la préparation de SON euro 2008 (avec l'Autriche). Cette équipe aura d'ailleurs toute ses chances et pourra prétendre à la victoire (héé la Grèce y est bien parvenue).

L'Ukraine en prenant une trempe face à l'Espagne (0-4) puis en battant logiquement les Saoudiens (4-0) et plus difficilement la Tunisie dans le match le plus mauvais de la compétition et sur un pénaltie inexistance (1-0) se hisse au stade des 1/4 de finale pour sa première participation. Le pire est que les Ukrainiens auront leur mot à dire face à l'Italie contre laquelle il reste sur un 0-0 annonciateur d'un match serré mais défensif...tout ce qui convient à...l'Italie!

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Retour sur Italie-Australie  (COUPE DU MONDE 2006) posté le jeudi 29 juin 2006 22:26

Grosso tombe et obtient un pénaltie inespéré mais salvateur

L'Italie est éternelle, les joueurs passent mais cette Squadra Azura reste toujours unique, infaillible, systématiquement 1/4 de finaliste depuis plus de 30 ans. L'Italie a remporté 3 fois la Coupe du Monde mais ces titres commencent à remonter dans l'histoire :en 1934 à domicile, en 1938 en France et en 1982 en Espagne. Pourtant les Transalpins sont souvent dans le coup mais rarement efficaces (ou chanceux) dans les séances de tirs-au-but. Le palmarès a du mal à s'etoffer avec malgré tout une finale en 1994, deux 1/4 de finale en 1998 et 2002 et une élimination en 1/2 finale de SA coupe du monde en 1990. Toutes ces éliminations ont été vécues à cause des tirs-au-but. Une vraie séance de supplice que l'on a bien failli voir se reconduire devant l'Australie.

Les Océaniens ont malheureusement montré de cruels manques. Ils ne souhaitaient pas encaisser de but mais les Italiens se créaient les meilleures occasions tout en laissant le ballon aux hommes de Guus Hiddink. Gilardino et Toni ratèrent cependant les opportunités ce qui pourtant n'est pas dans leurs habitudes. L'expulsion de Materazzi (remplaçant le blessé Nesta) n'a pas aidé le jeu à se développer. Au final, le spectacle fut bien piètre même si les Italiens ont toujours été menaçant notamment par Laquinta qui se loupait après un cafouillage de la défense australienne. Alors que l'Australie touchait au but, les prolongations, et que la Squadra Azura, malgré la bonne rentrée de Totti, semblait perdre pied physiquement, Massimo Grosso, latéral droit, débordait, évitait un premier défenseur avant de chuter sur le tacle trop tardif du malheureux Neill. Grosso, l'Italien, ne se faisait pas prier, venait buter sur les jambes du défenseur et tombait lourdement. L'arbitre se laissait abuser devant un Neill écoeuré et Totti transformait l'offrande en qualification.

L'Australie finit sa Coupe du Monde avec beaucoup de regrets car ils ont été incapables de passer la vitesse supérieure devant 10 italiens regroupés autour de Canavaro et de Buffon. Manque de fraicheur et de créateur, l'Australie n'aura pas démérité même si elle n'aura gagné que le Japon dans les 10 dernières minutes (3-1).

L'Italie passe donc comme d'habitude en volant un peu le but et par le plus petit des écarts mais la Squadra Azura est solide et le mérite surtout après être sortie d'un groupe peu évident (USA, Rép Tchèque et Ghana). Et l'Italie est chanceuse puisque la France a déserté son tableau, ce sera l'Ukraine qui se dressera en 1/4 de final, un match qui s'annonce dors et déjà fermé. L'absence conjuguée de Materazzi et de Nesta associée aux affaires extra-sportive (tentative de suicide de Pessoto, procès contre la Juventus, Milan, Lazio et Fiorentina) pourraient à un moment peser néanmoins psychologiquement sur les organismes.

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Retour sur Argentine-Mexique  (COUPE DU MONDE 2006) posté le jeudi 29 juin 2006 14:22

Maxi Rodriguez soulage les siens, de haute volée

L'Argentine est attendue, épiée, disséquée...la faute à cette fabuleuse partition effectuée en poule face à la Serbie-Monténégro (6-0).

Cette équipe est surement la plus organisée, la plus solide aussi défensivement mais comme tout équipe, sa force tient à passer les épreuves. Après avoir encaissé un but sur...coup de pied arrêté par Marquez (meilleur joueur mexicain sur le papier, il se réveille enfin dans les grands matchs comme seuls les grands joueurs savent le faire!), l'Argentine a très vite réagi et profité d'un...coup de pied arrêté et d'un but contre son camp du revenant Borghetti. Le match s'est ensuite fermé et l'Argentine n'a pas su renverser la tendance d'un Mexique plus sûr de son football, plus assis après le match face au Portugal en poule (1-2).

Mais l'Argentine possède des individualités détonnantes et le somptueux but est venu de Maxi Rodriguez, déjà en évidence en matchs de poule...c'est ainsi que j'ai su que le but en or n'existait plus...je n'avais pas vu l'information...bougre de moi tiens. L'Argentine passe mais a fait moins forte impression devant un Mexique organisé à bloquer le toqué (jeu rapide de passes courtes typique d'Amérique du Sud). Le Mexique une fois n'est pas coutume (à l'instar de l'Espagne) ne passe pas le stade des 8ème de finale mais quoi de plus logique tant ils ont semblé en recul dans leur volonté de jeu vu dans les éditions précédentes (notamment l'année dernière en Coupe des Confédération).

Les Argentins atteignent les 1/4 de final et rencontreront le pays organisateur, un choc au sommet, une finale avant l'heure pour certains et surtout un grand classique de Coupe du Monde avec les finales de 86 (victoire de l'Argentine au Mexique 2-0 par Maradonna et Burruchaga je crois) et 90 (victoire allemande en Italie 1-0 pénaltie d'Andreas Brehme). Une chose est sûre, la Coupe du Monde perdra un de ses anciens vainqueurs, l'Argentine ayant deux étoiles et l'Allemagne, trois. Et surtout perdra deux grosses écuries prétendantes au titre par le style de jeu offensif.

 

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